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05/03/2015 - Rédigé par : Frédéric Ruiz

NAO 2015

Il n'y a rien à négocier


La pluri syndicale annuelle obligatoire de négociations sur les salaires, qui s'est tenue ce matin, a confirmé ce que l'on craignait depuis la présentation du budget 2015 de la RATP : cette année, il n'y aura pas d'augmentation de la valeur du point.



L'annonce faite hier par Michel SAPIN, qui prévoit une inflation à zéro en 2015 en France, n'a hélas pas aidé les organisations syndicales dans ces négociations.



Nous nous sommes trouvés pris dans un dialogue de sourds, où d'un côté les représentants de la direction de la RATP raisonnent en charges et de l'autre, les représentants des salariés en ressources.



Les deux argumentations se tiennent, la masse salariale est bien comptabilisée comme une charge pour l'entreprise qu'il faut pouvoir financer par des recettes. Mais le personnel est aussi une ressource indispensable à son fonctionnement dont il faut savoir récompenser le travail et l'investissement. Car sans cette ressource, de recettes il n'y aurait pas.



Des propositions ont été faites, déplafonner l'intéressement, convenir d'une clause de revoyure à l'automne... Toutes ont été déclinées par la direction, renvoyant les organisations syndicales aux négociations prévues sur les thèmes de l'agenda social (dont nous reparlerons bientôt).



En fait, il semble que la direction de la RATP ne dispose cette année d'aucune marge de manoeuvre. C'est inquiétant car cela met en cause l'autonomie de l'entreprise sur ses choix de politique salariale.



Même si, grâce notamment aux accords négociés et signés par ailleurs, les salariés présents en 2014 verront leur rémunération croître en moyenne de 2,2% en 2015, principalement par les avancements au choix ou à l'ancienneté, nous ne pouvons nous satisfaire d'une situation qui par définition, ne concerne pas tous les salariés.



Espérons que cette année restera une exception et que nous n'entrons pas dans une nouvelle période qui verrait la disparition pure et simple des mesures générales d'augmentation des salaires. Si tel était le cas, il nous faudrait trouver de nouveaux moyens d'action.


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